Journée « Portes ouvertes » à l’occasion de la 10ème Journée Internationale Pour la Liberté de l’Instruction

Le ministère de l’Éducation nationale prétend que des familles ayant choisi d’instruire leurs enfants refusent « de donner accès au domicile »1.
Loin d’être un enfermement, l’instruction en famille est un espace ouvert vers la société.
Instruire ses enfants en leur permettant de suivre leurs intérêts et leurs initiatives est une base solide pour une citoyenneté consciente et active. La société a besoin d’individus engagés, confiants et inventifs pour imaginer et vivre dans la société de demain.
Des familles se saisissent de la 10ème Journée internationale pour la liberté de l’instruction (JIPLI) pour démentir les préjugés du gouvernement en créant un espace d’ouverture à leur domicile ou dans un lieu public (comme un lieu de passage, ou un parc). Les journalistes, les élus et toutes les personnes intéressées pourront  les rencontrer à cette occasion et découvrir le monde de l’instruction en famille.

L’association Led’a soutient cette initiative et, selon sa déclaration de philosophie, elle encourage :

– le respect du rythme, des centres d’intérêt et des aptitudes propres à chaque enfant ;

– à préserver la curiosité naturelle de l’enfant, les apprentissages librement choisis ;

– les rencontres et les échanges avec des personnes de tous âges et de tous horizons, dans leur milieu de vie ;

– l’entraide et la coopération.

Elle pense qu’il est important de permettre à l’enfant d’être acteur de sa vie, de s’ouvrir sur le monde et d’y trouver sa place.Cette démarche repose sur la confiance en l’enfant, ainsi que sur la conscience de la richesse des échanges entre adulte et enfant et des remises en question qu’ils peuvent amener.

(1) Dossier de presse du gouvernement  du 9 juin 2016 « Garantir le droit à l’éducation pour tous les enfants dans le respect des valeurs de la République et de la liberté de l’enseignement«  : « Des contrôles aujourd’hui imparfaits
L’enquête fait apparaître des imperfections dans l’organisation des contrôles, tenant à leur effectivité comme à leur qualité : seulement deux tiers des enfants sont effectivement contrôlés. Cela s’explique parfois par des difficultés à mobiliser les moyens d’inspection nécessaires. Cela s’explique aussi par la multiplication des demandes de report des familles, qui pour certaines – de plus en plus nombreuses – déploient des logiques d’obstruction des contrôles, notamment sur le lieu du contrôle en refusant de donner accès au domicile. »

Portes ouvertes JIPLI 2016