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| Forum - Interessés par l'instruction en famille ? - Sujet n°1225 | |
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Discussion |
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helena
Petit Nouveau


Hors ligne
Inscrit le 25/06/2010 Localisation: morbihan
Âge: 36 ans ( 5 messages )
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Sujet n°1225 -
posté le 28/06/2010 @ 00:18 |
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on a enfin prie notre décision, j'ai deux filles scolarisé en école privé en bilingue breton, la plus grande est en cp et la petite en ps. jusqu'a là tous allais bien et depuis la rentrée j'ai sentiie ma grande en souffrance en grand décalage avec ce qu'on lui demandais. les maitresse mon dit qu'elle était lente avait besoin de temps, ce que je pense ausssi, mais pour moi c'est sure tous la méthode utilisé. donc tout l'année on a travaillé en plus de l'école avec une autre méthode d'apprentissage, ce qui marche bien sauf que avec l'école sa fait beaucoup et on a pas pus travaillé beaucoup. et donc l'école nous apprend il y a un mois qu'elle va resté en cp, et que l'année prochaine tous ira bien et tous seul sans prise en charge particuliére, pas besoin de mettre du soutien des le début. je me suis battus pour une prise en charge avec une orthophoniste dans le public en novembre avec un bilan en avril et une prise en charge en juin jusqu'a le rentrée pour garder les aquis.
ce qui m'embete le plus c'est qu'elle ne feront plus de breton , et puis elle ne veront plus autant leur copines.
et puis j'appréhende la reaction de ma famille.
pourtant je sent bien que pour apprendre éfficacement ma fille a besoin de beaucoup d'attention et de méthode adapté a elle et pas a sont maitre ou aux plus grand nombre.
mais c'est une décision dure a prendre que de retiré les enfants de l'école et d'allé dans un sens autre que les plus nombreux.
héléna maman de chloé(2003) et léa(2006)
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florianna
Régulier


En ligne
Inscrit le 25/05/2010 Âge: 40 ans 86 messages
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Réponse n°12 -
postée - le 15/07/2010 @ 09:15 |
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Bonjour
Tu sais, mon petit garçon m'a dit, avant de partir en vacances chez Papy et Mamy : "Maman, je regrette d'être né. Tu n'aurai pas du me faire. Je t'aurai causé moins de souci. Vous auriez été bien avec seulement Lili."
Je vais te répondre avec mon coeur, en toute franchise.
Quand on m'a proposé la ritaline, j'ai paniqué. Pour moi, la ritaline va aux enfants hyperactifs. Mon fils ne l'est pas. Il a des troubles de l'attention et de la mémorisation mais il n'est pas un agité perpétuel. Dans la panique, j'ai pris un RDV avec son psychomotricien. Non plutôt trois pour en discuter en long en large et en travers pour me rassurer. Le psychomotricien de mon fils m'a dit : "vous avez bien fait de refuser la ritaline. Il n'en a pas besoin. Seulement l'environnement scolaire dans lequel il évolue ne lui convient pas. Il ne parvient pas à se fondre dans le moule. Il ne faut aps en vouloir à l'environnement, il est ainsi fait et on ne changera rien. En revanche, il faut trouver un autre environnement qui lui convienne et dans lequel il peut s'épanouir autrement.
Ce sont ces propos-là qui m'ont amené à l'IEF.
D'abord, je vais être franche. Pour ce qui me concerne, je trouve que le niveau scolaire du milieu ordinaire est nivelé par le bas. Plus ça va, moins ils en apprennent. Par rapport à ma génération (j'ai 40 ans) et à la génération antérieure, je trouve qu'ils ne savent plus rien. Ils n'apprennent plus rien. Tout est survolé à une altitude qui fait que le savoir n'atteint même plus nos enfants. Et mes enfants fréquentent pourtant le privé qui se ventent d'être pourtant meilleur que le public dans notre ville......
Ensuite, à l'école, ils sont 30 élèves par classe. Avec la réforme, ils vont en arriver à 32 voire 35 ici. Ce n'est pas ce qui correspond à nos enfants. Même accompagné d'un AVS, l'enfant sera en difficultés parce qu'il y a trop de stimulis externes qui les font dérapés, s'éparpiller. Trop d'informations à gérer en même temps.... Et, c'est ingérable. Voici un autre motif qui m'amène à l'IEF. Moins de perturbations, moins de stimulis et plus de concentration.
Le mien non plus n'est pas un oeuf calibré EN. Mais, nous vivons dans une société normative qui ne supporte pas les oeufs mal calibrés. Comme les tomates dans un reportage, nos enfants mal calibrés sont rejetés par le système. Et, la réforme actuelle, même si elle se vente de vouloir les intégrer à tout prix, les mettra sur le banc de touche de toute manière. Ce ne sont aps des enfants qui collent à l'image élitiste et dépassée que l'école se fait d'elle-même. L'école est malade d'enseignants dépressifs, inadaptés, dépassés par les évènements, obtus et en refus de se remettre en question et de réfléchir à un autre système, écrabouillés aussi par un pouvoir politique qui ne regarde que les économies de bout de chandelle qu'il peut faire pour mieux s'engraisser tellement il est corrompu.
Et, nos enfants trinquent. Le tien comme le mien.
Pour moi, l'école crée un sur-handicap. Le tien comme le mien sont TDA/H parce que le système ne sait pas et ne veut pas s'adapter, ni adapter la pédagogie aux besoins réels des enfants, de tous les enfants. Les enfants EIP (intellectuellement précoce) ne représentent que 20% de la population scolaire. Le reste sont des enfants aussi ordinaires que le tien ou le mien. Seulement, on exige les mêmes qualités intellectuelles que les enfants EIP à tous les enfants sans exception... Et, comment veux-tu que nos enfants qui ne sont pas EIP y parviennent ? C'est pas possible. La marche est trop haute. Alors, nos enfants s'énervent, s'agitent, cherchent un échappatoir parce que la souffrance est tellement immense qu'ils ne parviennent pas à l'exprimer autrement que par des troubles du comportements ou des troubles de l'attention et de la concentration.
L'environnement scolaire est exigent. Mais, les exigences sont démesurées et inadaptées à l'évolution et à la classe d'âge de nos enfants.
Et, la pédagogie est nulle archi nulle parce qu'elle construit un savoir en commençant par monter le toit avant de mettre les fondations... Je ne sais pas si tu as déjà réussi à construire une maison en commençant par le toit.... Mais, pas moi. L'education nationale est une annexe de la psychiatrie tellement elle marche à l'envers.... Et, la réforme vide l'enseignement de son contenu.... Ca va être désastreux à l'avenir.
Alors, honnêtement, ce n'est pas la ritaline, le concerta ou autre qui sauveront nos enfants, sauf s'ils sont de vrais hyperactifs qui ne tiennent pas en place. Mais, c'est un retour à des vraies valeurs,à un rythme de l'enfant qui est respecté.
Et seul l'IEF le peut. L'école en est incapable maintenant. Il faudra quelques générations avant de mesurer l'étendue dévastatrice des dégâts.
Quand on peut sauver nos enfants en els sortant du système, alors dbrouillons nous pour les sauver.....
J'ai choisi de refuser l |
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maryposa
Petit Habitué


Hors ligne
Inscrit le 07/10/2008 Localisation: la Vaunage
Âge: 42 ans 45 messages
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Réponse n°13 -
postée - le 15/07/2010 @ 14:32 |
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Bonjour Florianna, Tu écris tellement bien qu'on ne peut rien ajouter ! Ce que je vois c'est que rien ne peut remplacer les parents et leur amour. Moi, ça m'encourage dans notre chemin en IEF. Et je t'encourage ainsi que tous les parents qui ont des enfants plus fragiles à les entourer et à les enseigner normalement, humainement et avec un but : en faire des adultes debouts et bien dans leur peau. F et S
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florianna
Régulier


En ligne
Inscrit le 25/05/2010 Âge: 40 ans 86 messages
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Réponse n°15 -
postée - le 17/07/2010 @ 07:18 |
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Bonjour
Je sais que les enfants EIP (ceux au QI élevé) sont réellement en échec. Ils sont nombreux ici.
J'ai oublié de préciser que les EIP dont je parle sont ceux qui se moulent à la perfection au système. Ceux qui ont 18/20 de moyenne, ceux qui font la joie de leurs enseignants, ceux qui ont droit aux fleurs, aux privilèges, aux faveurs.
Ce sont des EIP par rapport aux miens qui rament pour obetnir péniblement un 12/20 de moyenne, qui sont montrés du doigt, humiliés par des réflexions d'abruptis d'enseignants, insultés, blessés dans leur amour-propre.
Les vrais EIP ont une sensibilité à fleur de peau, une émotivité très importante, une lucidité, conscience de l'autre et conscience de leur environnement, qu'aucun ne peut égaler, même les meilleurs de l'école (chouchou des enseignants) et qui les amènent à se rebeller. Je sais qu'ils ont une empathie sans égal. Même les enseignants n'arrivent pas à leur stade.
Les miens, parce qu'ils ont une maman handicapé, ont la conscience des autres, de leur environnement, un refus de l'injustice. Ma fille essaie de tenir le coup dans le système. Mon fils, de part son handicap, a jeté l'encre en mer et ne veut plus suivre le bateau de l'école. Comme dit son psychomotricien, il a de bonnes réponses, des réponses que peu d'enfants du même age ont, et l'environnement scolaire ne lui convient plus..
Je me déscolarise aussi tout en déscolarisant mon fils. En réfléchissant, je me rends compte que le système m'avait aussi formaté au point d'y perdre mes qualités humaines, ma lucidité, ma conscience de l'environnement et des autres, et bien des tas d'autres choses que je commence à retrouver et qui me font me sentir bien.
L'école n'est plus qu'une usine de robt, conduti par des humanoïdes ou des gourous formés comme dans une secte. L'école n'a plus d'âme, plus de coeur, plus de sens.
Voilà le regard que je pose depuis la sortie de la fin de l'année.
Et, je n'ai pas fini d'en découvrir.
Flo
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