Compte-rendu de la réunion de travail au cabinet Schiappa

COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DE TRAVAIL AU CABINET SCHIAPPA D’UNE DÉLÉGATION DE DÉFENSEURS DE LA LIBERTÉ D’INSTRUCTION DES FAMILLES

Le 23 novembre de 14h30 à 15h30 a été reçue place Beauvau, par le Cabinet de la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa, la délégation suivante :

  • Anne Detremmerie, association Led’a,
  • Alix Fourest, association LAIA,
  • Manu Viger, association Led’a,
  • Anne Coffinier, présidente de l’association Créer son école,
  • Erick Isnard, directeur opérationnel des Cours Pi (établissement d’enseignement à distance), représentant aussi les associations et collectifs défenseurs de la liberté de l’instruction en famille.

Côté cabinet, ont participé :

  • John Benmussa, conseiller en charge de la prévention de la délinquance et de la promotion de la citoyenneté
  • Benoît Pierre, conseiller en charge de la prévention des atteintes à la citoyenneté

Le ministère de l’Intérieur a accepté de recevoir la délégation tout en soulignant à plusieurs reprises que la partie du projet de loi concernant l’instruction en famille était pilotée par le ministère de l’Éducation nationale, et donc pas de leur ressort. Les représentants de la société civile ont cependant argué que les ministres Darmanin et Schiappa s’étaient à plusieurs reprises exprimés dans les médias sur le sujet, liant l’instruction en famille aux questions de radicalisation ou à une absence d’instruction, ce que les associations ont fermement dénoncé, tout en s’associant sans ambiguïté à la volonté de lutter contre la radicalisation et le terrorisme du gouvernement, et ont réaffirmé leur attachement aux valeurs républicaines et de laïcité.

LES QUESTIONS POSÉES AU GOUVERNEMENT

Les représentants de la société civile ont interrogé le cabinet sur les buts que le gouvernement cherchait à atteindre en projetant d’interdire l’instruction en famille. Le gouvernement a mis en avant les jeunes qui n’ont aucun type d’instruction déclarée et ceux qui reçoivent une instruction non conforme aux valeurs républicaines.

Les représentants ont interrogé le gouvernement sur les statistiques et preuves fondant l’idée d’un lien entre la suppression de l’instruction en famille et la lutte contre la radicalisation islamiste. Le gouvernement a refusé de communiquer ces chiffres. Dans ces conditions, la preuve d’un lien entre IEF et radicalisation reste toujours à apporter.

Les représentants ont rappelé qu’il était pleinement nécessaire de veiller au bien-être supérieur de l’enfant et qu’il convenait d’agir contre les structures illégales dispensant un enseignement (ou “écoles de fait”). Ils ont demandé le chiffre des enfants déclarés en IEF et suivant pour autant un enseignement dans ces structures illégales. Le Gouvernement a accepté la transmission a posteriori du rendez-vous de chiffres sur lesdites structures, mais s’est refusé à transmettre ceux liés directement aux enfants concernés.

Les représentants ont aussi interrogé le cabinet sur les intentions de l’État à l’égard des familles qui ne scolariseraient pas leurs enfants et entreraient ainsi en dissidence. Le cabinet a répondu que, comme actuellement, ce serait aux services sociaux départementaux de s’en charger sur demande du procureur. Les représentants ont alors fait remarquer que les services sociaux devraient donc s’occuper d’enfants qui vont très bien alors qu’ils ont déjà fort à faire avec les situations d’enfants en danger.

LES DÉCLARATIONS DES REPRÉSENTANTS  

  • Ils ont demandé la communication en avant-première de l’étude d’impact. Le cabinet de Mme Schiappa a indiqué que cette demande devait être faite au Ministère de l’Education nationale – ce qui a été fait et refusé.
  • Les représentants ont souligné l’absence de lien entre interdiction de l’instruction en famille et lutte contre la radicalisation et exprimé la colère des parents d’être ainsi injustement stigmatisés.
  • Ils ont précisé que l’État n’avait pas légitimité à s’ingérer dans les raisons qui poussaient les parents à choisir d’instruire eux-mêmes leurs enfants. Dès lors qu’il n’y a ni violence ni emprise et que les parents acceptent d’être contrôlés, l’État n’a pas le droit de juger des raisons qui motivent les parents. Elles ont trait à la liberté d’opinion et de conscience et n’ont pas à être agréées par l’État pour avoir droit de cité.
  • Les représentants ont évoqué la cellule d’évitement scolaire mise en place à Tourcoing pour insister sur le fait que l’administration pouvait trouver les enfants si elle s’en donnait les moyens et qu’il n’était donc pas utile d’abolir la liberté d’instruction en famille, d’autant qu’interdire l’IEF n’aura pas d’impact sur les enfants déjà non déclarés et les écoles de fait non conformes aux valeurs de la république.
  • À propos du système de dérogations prévu dans la loi, les représentants de la société civile ont également fait remarquer l’inadaptation du système de dérogations prévu, assorti en outre du principe que l’absence de réponse vaut rejet, pour faire face à la mise en sureté d’un enfant en difficulté à l’école (harcèlement, phobie scolaire…), qui concerne chaque année environ la moitié des raisons de déclaration en IEF.

Les représentants de la société civile ont également fait remarquer que le ministère de l’Education nationale avait, lors de la réunion du 10 novembre, fermement déclaré que les dérogations ne seraient pas possibles pour des raisons d’alternatives pédagogiques, ce qui est une atteinte réelle à la liberté d’enseignement, notamment à cause de l’inaccessibilité de l’offre pédagogique alternative sur l’ensemble du territoire français, tant en terme de disponibilité que de considérations financières.

Les représentants du gouvernement ont incité à ce que les associations fassent des propositions de modification sur ces points précis auprès du ministère de l’Éducation nationale, les représentants des associations ont réitéré leur volonté que soit supprimée l’interdiction de l’IEF et leur volonté de rester sur système déclaratif comme c’est le cas aujourd’hui.

Les représentants ont mis en garde avec insistance le cabinet sur les conséquences probables de l’interdiction :

  • Loin de permettre de retrouver les enfants dits « hors radar » (et donc distincts de ceux déclarés instruits en famille), la mesure aurait selon toute vraisemblance un effet inverse puisque de nombreuses familles refuseront de se voir privées de ce droit et décideront de continuer à instruire leur enfant sans le déclarer pour autant aux autorités ;
  • La défiance monterait entre les familles et l’État : des familles qui étaient jusqu’à présent légalistes basculeraient dans un esprit de dissidence ou de dissimulation (fausses attestations) ;
  • Dans un contexte où l’état de l’école publique est trop souvent défectueux, il faut s’attendre à ce que les familles exercent leur « droit de retrait », pour prêter assistance à leur enfant en danger ;
  • L’isolement, notamment pour les enfants porteurs d’un handicap et non pris en charge correctement par l’éducation nationale, qui se verraient privés de la socialisation diverse à laquelle ils ont accès aujourd’hui parmi les enfants instruits en famille ;
  • La stigmatisation des enfants pouvant bénéficier d’une dérogation pour raison médicale qui sera visible dans leur dossier scolaire et qui pourra négativement les impacter ultérieurement ;
    Cet isolement et cette stigmatisation probable ne semblent pas, pour les représentants de la société civile, être conformes aux principes de la république.
  • Les recours contentieux recherchant la responsabilité pénale du gouvernement et de l’administration se multiplieraient, à l’initiative de famille considérant que la scolarisation forcée de leur enfant le mettrait gravement en danger dans leur vie ou leur équilibre psychologique ;
  • Une convergence des luttes étaient à anticiper, les revendications des personnes choquées par cette privation de liberté éducative trouvant un fort écho chez les autres personnes privées actuellement de leur liberté ou pas assez prises en considération (gilets jaunes, syndicalisme paysan, associations de défense des enfants en situation de handicap, association de défense de la ruralité…) ;
  • Les dangers économiques d’une telle mesure sont réels. Les répercussions importantes sur le marché de l’emploi doivent être assumées par le Gouvernement. Secteur en réussite dans un contexte économique difficile et ne remettant nullement en cause le système d’éducation national auquel les français sont attachés, les Etablissements d’enseignement à distance représentent plusieurs centaines de professionnels de l’enseignement répartis dans toute la France, un corps administratif structuré, des cadres innovants dans le domaine des nouvelles technologies : une telle orientation aboutira à la mort programmée d’un secteur d’activité dynamique.
  • La disparition des solutions alternatives et d’accompagnement, aujourd’hui proposées par des structures identifiées, déclarées et reconnues, laissera les coudées franches à des cours en ligne incontrôlables qui se développent depuis l’étranger (Arabie saoudite, Egypte…). Il faut prévoir un report massif vers des solutions hors-sol pilotées depuis l’étranger, aux fonds non traçables et aux intentions discutables. Ou comment aboutir à ce que l’on cherche à éviter.

 

A été remis au cabinet un exemplaire de la Revue française de pédagogie (n°205) de 2020 contenant l’étude de Philippe Bongrand et Dominique Glasman sur la sociologie des familles pratiquant l’instruction en famille.

Les Enfants D’Abord (LED’A) libertedelinstruction AROBASE lesenfantsdabord.org – 06 89 98 75 26

Libres d’Apprendre et d’Instruire Autrement (LAIA) contact AROBASE laia-asso.fr – 06 99 33 89 96

Créer son école liberte AROBASE creer-son-ecole.com – 06 34 38 90 30

Cours Pi communication AROBASE cours-pi.com – 06 13 83 35 38

Point info hebdo

Ce point info parvient chaque lundi aux adhérents pour partager les actions de LED’A ainsi que des groupes de travail. LED’A appelle chacun-e à s’intéresser aux actions et projets et à y participer.
Faites suivre à vos réseaux locaux et aux réseaux sociaux les appels à action ci-dessous. C’est important !

1. INFOS IMPORTANTES

1.1 Projet de loi 
Le projet de loi est accessible sur le lien suivant : lien

1.2 L’association LED’A est reçue le lundi 23/11/2020 au ministère de l’Intérieur

1.3 L’association LED’A est reçue le vendredi 27/11/2020 au ministère de l’Éducation Nationale

1.4 La boutique en ligne est ouverte !
Il est possible d’acheter des masques, des t-shirts et tous les autres produits militants de LED’A.
https://www.lesenfantsdabord.org/boutique/

1.5 États généraux de la liberté éducative (EGLE)
Vendredi 13 novembre a débuté l’évènement 100% digital qui sera diffusé en continu, les samedis de 10h à 22h et les dimanches de 10h à 20h.
Il consiste, d’une part, en trois week-ends de conférences, entretiens, débats en ligne auxquels seront conviés divers intervenant.e.s (professionnels de l’éducation, chercheurs, représentants d’associations, parents et enfants !) et, d’autre part, en un forum public ouvert où chacun.e pourra déposer un commentaire, un point de vue, un témoignage, une question.
Le second temps fort des EGLE est la remise d’un « livre blanc » issu d’une synthèse des débats que les EGLE auront suscités aux parlementaires.
Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site internet www.les-egle.fr et le forum https://agora.les-egle.fr/ 
 
2. APPEL À ACTIONS

2.1 Action dessins ! 
Un article du Parisien du 19/11/2020 nous apprend que le président a décidé tout seul de l’interdiction de l’instruction en famille.
L’idée c’est de revendiquer « non à l’école obligatoire » ou une autre manière d’apprendre et de montrer notre détermination grâce au nombre de dessins reçus 😉

Si vous avez envie d’envoyer un dessin au président ou à son épouse sur le thème de : 
NON à l’école obligatoire!
Si l’enveloppe fait moins de 20 gammes, pas besoin de timbre.
N’oubliez pas vos coordonnées si vous souhaitez une réponse (Nom, prénom, Adresse postale)

Écrire au président ou à son épouse
Monsieur le Président de la République   //   Madame Brigitte Macron
Palais de l’Élysée
55 rue du Faubourg-Saint-Honoré
75008 Paris, France

Besoin d’une idée, voici quelques propositions de coloriages : 
Apprendre sans l’école
Cabane
Cartable
Arbre
Enfants
Enfant

Si vous souhaitez nous partager vos dessins, ils sont les bienvenus pour enrichir le site de LED’A à :
dessins AROBASE lesenfantsdabord.org
 
Si vous avez des questions, écrivez à : communication at lesenfantsdabord.org

Bons dessins !
 
2.2 Vous trouverez ci-dessous le sondage lancé par Felicia sur la diversité de l’IEF 
https://framaforms.org/sondage-national-2020-pour-les-familles-ief-en-france-1605206106
Accessible jusqu’au 30 novembre.
LED’A précise que les réponses des familles qui ne sont plus en IEF, celles dont les enfants sont inscrits au CNED ou non-déclarantes ne seront pas prises en compte. Nous n’avons pas d’information sur l’utilisation des données des non-déclarants qui pourrait être faite ultérieurement.
 
2.3 APPELS à manifestation
Les manifestations pro-IEF continuent !
Ce week-end, c’était
Le 20/11 à Valence, Vendôme, Dijon, Chartres, Nîmes
Le 21/11 à Belfort, Bergerac, Limoges, Nantes, Blois, Nice, Toulon, Toulouse, Lille, Versailles, Rennes

Les retours dans la presse sont ici: (lien)

Manifs à venir : https://www.jipli.org/category/evenement/ et https://forum.coopli.org
Le 28/11 à Roanne https://www.facebook.com/events/290152558914575, à Metz, à Céret, Dax
Le 29/11 à Lyon
Le 5/12 à St Etienne et à Montpellier https://www.facebook.com/events/382081072915449
Le 2/12 à  Mende 
Le 12/12 à Strasbourg https://www.facebook.com/events/646642302694274/

Si vous êtes en recherche de slogans pour les manifs, Laurie transmet ceux de la manif de Bordeaux (lien)

Sophie propose également d’aller consulter le post spécial slogans sur le forum de la Coopli.

Vous pouvez profiter des manifs pour y associer la Flash Mob et/ou la chanson d’Aurélia ! (voir points 1.6 et 1.9)
 
2.4 L’équipe média lance un appel à référencer les journalistes qui écrivent sur l’éducation ou sont référents d’une rubrique sur le sujet pour optimiser la diffusion des communiqués de presse. Les coordonnées sont à envoyer à media AROBASE lesenfantsdabord.org

Merci d’envoyer leurs mails/insta/twitter/FB à media AROBASE lesenfantsdabord.org
 
2.5 L’équipe led’acom a besoin d’aide pour développer Twitter
 
2.6 Le projet Flash Mob a trouvé une monteuse ! Vous pouvez envoyer vos vidéos à Elodie misspinte AROBASE gmail.com en précisant bien dans l’objet : Flash Mob ! 

Pour apprendre la chorégraphie, c’est par ici : https://youtu.be/hI53X-uoLBg

Chanson originale : 
Ryon – Dessine ton chemin
https://www.youtube.com/watch?v=YbDKAwFrlmk
Lien vers le MP3 (Julien) : ici
 
Julien a contacté le groupe Ryon, il est ok pour que cette chanson soit diffusée lors des manifestations IEF !

« Avec grand plaisir !! On est ensemble ! »
« C’est un combat qui nous parle largement !
N’hésitez pas à nous envoyer des vidéos qu’on relaiera sur nos réseaux
sociaux ! »
 
2.7 Journée internationale des “droits” de l’enfant 
Une vidéo a été réalisée par Mehdi à l’occasion de la : https://www.youtube.com/watch?v=fTLeMXVGOb0

Amandine et Manu proposent d’écrire au défenseur des droits de l’enfant (enfants directement, parents etc.)
https://defenseurdesdroits.fr/fr/competences/missions-objectifs/defense-des-droits-de-lenfant
https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/la-defenseure-des-droits-prone-une-meilleure-prise-en-compte-de-la-parole-des-enfants_2139046.html
Par courrier gratuit, sans affranchissement
Défenseur des droits
Libre réponse 71120
75342 Paris CEDEX 07

Un article dans libération de la défenseuse des droits Claire Hédon (Florian):
https://www.liberation.fr/france/2020/11/20/en-france-l-avis-des-jeunes-n-est-pas-entendu_1806160
Ainsi que le lien vers le rapport complet :
https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/rapports-annuels/2020/11/rapport-annuel-sur-les-droits-de-lenfant-2020-prendre-en-compte-la-parole
 
2.8 Joachim propose de réagir à l’article ci-dessous sur le site de France Inter, dans lequel il est écrit (sous la photo) que « l’école est obligatoire de 3 à 16 ans »
Et, plus loin, que l’IEF est soumis à un régime déclaratif non obligatoire.
Écrire à la médiatrice de radio France https://mediateur.radiofrance.fr/mediateur/ ou à la rubrique contact (lien)
 

2.9 Clip vidéo/ chanson “Non à l’école obligatoire” (Aurélia)
L’idée est de créer un clip vidéo pour défendre l’IEF avec une chanson écrite et composée pour l’occasion.
Des familles de toute la France se filment quelques secondes en se mettant en scène, en chantant cette chanson et nous envoient leurs vidéos.
J’invite toutes les familles de France à être inventives ! N’hésitez pas à vous filmer en solo, en famille, en groupe., et à communiquer ce projet au plus grand nombre.
Les vidéos sont à envoyer le plus vite possible (le temps que je fasse le montage petit à petit merci) 
Voici tout ce dont vous avez besoin :
Descriptif du projet : (lien)
Maquette chanson en mp3 : (lien)
Paroles de la chanson : (lien)
           
Vous pouvez envoyer les vidéos directement à Aurélia http://www.artetlia.fr
 
2.10 Laura a envoyé sa lettre ouverte au ministère de la culture 
Lla Lettre est consultable en ligne à l’adresse suivante: https://iefculture.wordpress.com/
Vous pouvez signer en commentaire à la page “signataires”, vous pouvez envoyer un témoignage à familleseninstruction AROBASE riseup.net (avec votre consentement pour publication) et  vous pouvez partager au maximum à vos contacts et réseaux !!!

2.11 Europe 1 : Darmanin face à l’IEF
Darmanin interpellé par le présentateur Matthieu Belliard, lui-même en IEF avec ses enfants. A écouter à partir de 14mns.
<https://www.europe1.fr/emissions/linterview-politique-de-8h20/gerald-darmanin-assure-que-les-citoyens-pourront-toujours-filmer-les-operations-de-police-4006392>
Retranscription de l’intégralité de l’interview
https://www.programme-tv.net/news/societe/264987-tensions-entre-gerald-darmanin-et-matthieu-belliard-en-direct-je-savais-pas-queurope-1-etait-lendroit-ou-les-journalistes-parlaient-de-leur-vie-personnelle-video/
Extrait IEF : https://youtu.be/B2EfXsMH8o8

Mathieu Belliard a dû présenter des excuses suite à cette interview (voir article ci-dessous).
Gaëlle propose d’écrire à Europe 1 pour dire que la prise de parole de Mathieu Belliard a été appréciée et ainsi apporter à ce dernier un peu de soutien citoyen. https://www.europe1.fr/formulaire/contact
FELICIA a prévu de le contacter.
https://www.ozap.com/actu/-c-etait-sans-doute-un-tort-mathieu-belliard-fait-son-mea-culpa-apres-sa-passe-d-armes-avec-gerald-darmanin/599003?fbclid=IwAR0oTh5puPy1tzrqk0ecffs7ky-QJn-zNwR2GVIZSmUFnZZ3L44UFuhM3zI

 
2.12 Enfants de Moselle, à vos dessins !
https://www.hammouche.fr/concours-de-dessin/
l’occase de souhaiter une bonne année de liberté éducative à vos concitoyen.nes ! (Manu)

2.13 Le député Grégory Labille continue son action pour la défense de l’IEF ; il est rejoint par la députée Agnès Thill
Ils proposent deux visio-conférences le samedi 5 décembre pour recueillir des témoignages de parents (10-12h et 14-16h), et une visio-conférence le mercredi 9 décembre pour recueillir des témoignages d’enfants :
« Si votre enfant désire témoigner veuillez nous l’indiquer dès à présent. Vous indiquerez le nom de l’enfant, l’adresse mail utilisée. Le lundi 6 décembre, un mail sera adressé aux enfants volontaires pour leur indiquer l’ordre de passage. Lors de leur témoignage ils pourront le faire sous forme d’une chanson, une lettre au Père Noël ou toute autre forme d’expression en indiquant ce qu’ils font et pourquoi ils veulent continuer. Ils auront 2 minutes comme les députés lors des questions au gouvernement. »
 
Pour vous inscrire à ces visio-conférences, merci de transmettre votre souhait à :louis.michaud.gl AROBASE clb-an.fr (collaborateur de G. Labille), avec copie à permanence AROBASE agnesthill.fr
Veillez à bien indiquer également votre nom, votre commune, votre département.

2.14 Rencontrer les député-e-s avec l’aide de l’argumentaire et la lettre aux adhérent-e-s disponibles ci-dessous:
(lien)
MCIEF: http://www.lesenfantsdabord.org/wp-content/uploads/2012/05/MCIEF_LEDA.pdf
 
Une équipe inter-asso s’est constituée pour travailler sur le lien avec les parlementaires, si vous voulez la rejoindre envoyez un mail à maintien-ief AROBASE framalistes.org
Célia Dietrich (celia.dietrich AROBASE gmail.com) coordonne les référents régionaux et départementaux pour s’assurer que tous les parlementaires soient vus localement. 
Les personnes qui veulent bien écrire un petit résumé, lorsque leur rendez-vous a eu lieu, peuvent l’envoyer à coordination AROBASE lesenfantsdabord.org .
 
2.15 Partagez dans vos groupes locaux et sur les réseaux sociaux les communiqués de presse et beaucoup d’autres infos disponibles ici :
http://www.lesenfantsdabord.org/
https://www.instagram.com/lesenfantsd_abord/
https://www.facebook.com/groups/53948352109
https://twitter.com/LED_A_


3. REVUE DE PRESSE

A consulter ici:
https://mypads.framapad.org/mypads/index.html?/mypads/group/coordination-led-a-h1dw27vn/pad/view/point-presse-qaagr7bp

N’hésitez pas à adhérer pour être tenus au courant des actions, participer à la mobilisation et donner du poids aux associations : https://www.lesenfantsdabord.org/association/adhesion/
Il y a peut-être un relais LED’A près de chez vous : https://www.lesenfantsdabord.org/contacts/nos-relais/
 
Non à l’interdiction de l’instruction en famille !

— Coordination LED’A

Interdiction de l’IEF: le fait du Prince Macron

 Tandis que les parlementaires de tous bords se mobilisent pour préserver la liberté d’enseignement, Le Parisien nous a appris cette semaine que l’interdiction de l’instruction en famille (IEF) à la rentrée 2021 serait due à la toquade d’un seul homme, Jupiter. Pendant ce temps, l’ONU sermonne la France sur le recul des libertés dans un état dit de droit.

À la lecture du Parisien du 19 novembre, les familles qui pratiquent l’instruction en famille (IEF) ont compris d’où venait le vent du boulet du 2 octobre dernier, projectile qui menace le choix de vie qu’elles ont fait. https://www.leparisien.fr/politique/separatisme-l-histoire-tourmentee-d-un-projet-de-loi-brulant-19-11-2020-8409223.php

Le plan est sur les rails, mais le président tâtonne encore sur l’atterrissage général du texte. Quand il surprend à d’autres occasions. Comme lors de cette réunion avec des ministres organisée le 17 septembre dernier. Jean-Michel Blanquer y évoque la déscolarisation galopante des élèves et « propose de les recenser en croisant les fichiers d’aides sociales pour repérer les familles et mieux cibler les contrôles ». Macron tique : « On doit être plus ambitieux. Regardez plutôt quels seraient les moyens d’interdire carrément la scolarisation à domicile ». « Blanquer était scié. Il n’avait pas osé aller aussi loin, persuadé qu’il ne serait jamais suivi », raconte un participant. Pour le moins sidérant.

Dans la foulée de l’annonce de Macron d’interdire l’instruction en famille (IEF), le 2 octobre dernier, on retrouve dans le vademecum de l’EN pour ce qui concerne l’IEF : ” A la suite des annonces du Président de la République du 2 octobre 2020, l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans à compter de la rentrée scolaire 2021. Cela aura pour conséquence de strictement limiter l’instruction à domicile, notamment aux impératifs de santé.” Au passage, les services de J-M Blanquer, docteur en droit constitutionnel, ne s’encombrent pas du processus législatif qui veut qu’une loi soit votée puis promulguée avant de s’imposer à tous. Cette semaine, c’est avec la discrétion du parfum d’une violette que ces quelques lignes ont été retirées du vademecum, enfin en règle avec la séparation des pouvoirs.  https://eduscol.education.fr/2212/l-instruction-dans-la-famille

Un débat vif promis à l’Assemblée

On n’entend d’ailleurs plus trop J-M Blanquer défendre le dessein de son Président. C’est que le temps est gros du côté de l’Hémicycle. Cette semaine, pas moins de 80 députés ont répondu à l’invitation de Anne-Laure Blin, députée LR du Maine-et-Loire, qui a organisé une visio-conférence avec les associations représentant l‘instruction en famille. https://twitter.com/AnneLaureBlin/status/1329456631189557248/photo/4

Pour cette parlementaire, « je rejoins le gouvernement dans son souci de lutte contre l’islam politique et la radicalisation mais l’IEF est une mauvaise cible. La cible ce sont “les écoles” clandestines. Interdire l’école à la maison c’est s’attaquer à la liberté d’instruire. »

Comme le Gouvernement semble un peu trop enclin à piétiner les libertés constitutionnelles, nombre de députés commencent à sortir du rang. Fabien Gouttefarde, député LREM de l’Eure, qui a participé à cette réunion, https://www.facebook.com/photo?fbid=10160639450122729&set=gm.10158526083377110, déclare sobrement : « L’instruction est obligatoire, pas l’école ».

Cédric Villani va plus loin. Dans une interview à L’Opinion du 19 novembre, le député de Paris, ancien LREM, promet « un débat vif à l’Assemblée sur le sujet de la suppression de l’IEF ». Il a d’ailleurs adressé un courrier étayé à Jean Castex le 3 novembre et semble connaître les problématiques qui conduisent à instruire ses enfants en famille. Pour lui, « tous les moyens ne sont pas bons pour lutter contre le séparatisme ». https://www.lopinion.fr/edition/politique/cedric-villani-tous-moyens-ne-sont-pas-bons-lutter-contre-separatisme-229610

L’ONU tance la France

Tandis que le gouvernement voulait d’une presse déclarée en préfecture pour exercer sa liberté d’informer, l’Organisation des Nations Unies rappelait au Pays des droits de l’Homme… les droits de l’Homme. Saisi par la Ligue des droits de l’Homme, l’organisme supra national a rappelé à l’ordre la France au sujet de la loi Sécurité globale, débattue le 18 novembre à l’Assemblée. https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2020/11/Rapport-Haut-commissaire-aux-droits-de-lHomme-ONU.pdf Et de préciser : « Cette proposition de loi, qui émerge dans le contexte général de la lutte anti-terroriste, paraît également refléter un manque de précision qui serait susceptible de porter préjudice à l’état de droit ». Inspirant, non ?

Gérald Darmanin, qui voit « des petits fantômes de la République » partout mais n’avance aucun chiffre entre radicalisme et instruction en famille, ne disait pas mieux au micro d’Europe 1 au sujet de la liberté d’expression le 18 novembre. À la minute 13, il déclare, libertaire : « On a le droit d’être choqué de quelque chose, mais on n’a pas le droit d’interdire quelque chose. Cette liberté d’expression, il faut l’accepter ». (…) « Il faut comprendre que la France est un pays de libertés. Liberté, liberté chérie. (…) Si tant de gens aiment la France c’est parce qu’ils aiment cette liberté ».  C’est beau comme l’Antique. https://www.youtube.com/watch?v=qYfob7EPqxU

De son côté, l’association Les Enfants D’Abord (LED’A) et les 1.275 familles adhérentes qui ont fait le choix de la liberté d’enseignement pour leurs enfants attendent désormais des actes. Soit que le gouvernement retire de son projet de loi sur le séparatisme (renforçant  la laïcité et les principes républicains) le volet qui tend à interdire l’IEF. La liberté de l’enseignement ne doit pas être seulement réservée à quelques individus, par concession du pouvoir. C’est une liberté à valeur constitutionnelle, un point c’est tout.

Télécharger le PDF

Communiqué de presse commun

Paris, le 18 novembre 2020

Projet d’interdiction de l’instruction en famille (IEF) :

une mesure inconstitutionnelle

          Le 2 octobre 2020, dans le cadre du projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains, le Président de la République a annoncé : « Dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans. L’instruction à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé. »

          En France, la liberté d’enseignement, dont l’instruction en famille est l’implication nécessaire, est pourtant un droit constitutionnel. À notre demande, Me Bernard Fau, avocat à la Cour de Paris et membre du Conseil de l’Ordre, a donc alerté le Conseil d’État sur l’inconstitutionnalité de cette mesure (1).

            Nous publions aujourd’hui une interview de Me Bernard Fau, qui explique en vidéo pourquoi « le doute sur la garantie constitutionnelle de la liberté de l’instruction au sein de la famille n’est pas permis ». Six minutes instructives en Vidéo :

                                  https://www.youtube.com/watch?v=H646P9L3mzg

 

Lien vers le PDF du communiqué de presse : cliquer

Signataires : LED’A, LAIA, Le Collectif l’Ecole est la Maison (EELM), Le Collectif FELICIA, CISE et UNIE

 

Point info hebdomadaire

Ce point info parvient chaque lundi aux adhérents pour partager les actions de LED’A ainsi que des groupes de travail. LED’A appelle chacun-e à s’intéresser aux actions et projets et à y participer.
Faites suivre à vos réseaux locaux et aux réseaux sociaux les appels à action ci-dessous. C’est important !

 
1.      APPEL À ACTIONS 
 
1.1 Propositions pour la marche pour la diversité éducative (Ophélie)
– Indiquer votre participation à une ou plusieurs  étapes ici
– Relayer ce projet au maximum: à toutes personnes, institutions ou assos sensibles par exemple aux questions suivantes: droits humains et des enfants, diversité “humaine”, préservation des libertés, éducation, enfance, écoles, respect du vivant, vie alternative, adeptes de la marche…     
– Je cherche un sapin de Noël important dans le secteur de l’Élysée, du ministère de l’Éducation Nationale ou de l’Assemblée Nationale… pour y déposer au pied tous les petits mots qui m’auront été confiés ou que vous déposerez vous-mêmes. (lien)

1.2. Appel à manifestations 
La journée du droit des enfants le 20 novembre est une date symbolique pour vous inviter à vous mobiliser localement. La coopli (coordination pour la liberté d’instruction) propose une mobilisation sur 3 jours (20/21/22 novembre) (dehors et derrière nos écrans sur les réseaux sociaux ou avec les EGLE: (lien)
Un WEPLI (WE extraordinaire pour la liberté d’instruction) sur le thème la Liberté de l’instruction : un droit fondamental pour tous
Dans le cadre du confinement, il est possible de se déplacer pour aller manifester (lien)
Toutes les informations sont sur le forum de la coopli (idées, matériel à prévoir, liens pour l’autorisation de déplacement..)
Contacter la coopli : contact AROBASE coopli.org
Nous invitons les organisateurs à intégrer leur événement sur le site de la JIPLI (lien)
Et à tous les intéressés d’aller sur ce site pour voir le détail de l’événement.
A la suite des manifestations pour le maintien des droits IEF de Clermont-Ferrand et de Montauban le 7 novembre, d’autres s’organisent :
à Versailles, le 21 novembre  – contacter Sébastien, Marion, Déborah et Sophie, pour le collectif Vivre 78/92 sur Facebook et le collectif du Mantois, à Valence (date non précisée, Sophie), à Dijon le 20 novembre, à Chartres le 20 novembre, à Nîmes le 20 ou 21 novembre, à Clermont-Ferrand le 21 novembre, dans le Var (Aurélia), à Toulouse, à Strasbourg…


1.3 Fabienne alerte sur un article paru sur LCI et suggère de contacter la chaîne pour réagir au propos suivant “lutter contre l’enseignement à domicile et les dérives qu’il peut entraîner” 
(lien)

1.4 Delphine et Ophélie relaient le travail de Loris, un ado IEFeur adhérent à LAIA en vue de préserver l’indépendance des groupes/assos IEF face aux gafams (Google Apple Facebook Amazon Microsoft). Vous trouverez plus d’informations sur le site.
Si vous êtes intéressés, vous pouvez remplir le framaforms (lien)

1.5 Manue vous invite à contacter vos journaux locaux pour diffuser le communiqué de presse de Led’a du 11/11 (lien)

1.6 Gabrielle vous invite à contacter votre CAF pour réagir à l’article sur le harcèlement en ligne sur le site, qui ne mentionne pas la possibilité de déscolariser pour protéger l’enfant.(lien)

1.7 Le projet Flash Mob est en route ! La chorégraphie est disponible ici :
– Apprenez la petite chorégraphie.
– Portez un slogan sur votre teeshirt pour défendre l’IEF (ceux de led’a ou fait soit même)
– Réunissez vous (famille, amis, manifestations déclarées en préfecture …)
– Filmez votre flash mob avec un téléphone portable.
– L’envoyer à la personne qui s’occupera du montage (à venir!)*
AMUSEZ VOUS BIEN !

* URGENT: on recherche une personne pouvant s’occuper du montage des vidéos Flash mob.

1.8 Venez vous exprimer sur les droits fondamentaux des enfants :  Questionnaire EU droits fondamentaux
Descendre sur la page jusqu’à l’encart en jaune : répondre au questionnaire. Il faut cliquer et cela donne accès au questionnaire. Il y a des parties où il est possible de mettre pas mal de texte et à la fin on peut aussi joindre un document avec des sources ou autres.

1.9 Le député Grégory Labille s’engage pour la défense de l’IEF et recueille toujours vos avis/remarques/témoignages IEF sur Facebook
(lien) gregory.labille AROBASE assemblee-nationale.fr

1.10 Pour les militants France Insoumise en IEF, il est encore temps d’envoyer votre témoignage à equipe-enfance AROBASE lafranceinsoumise.fr (15-20 lignes) ou de contribuer à l’élaboration du programme ici

1.11 Fabienne signale qu’une famille a reçu le bulletin municipal de sa commune, dans lequel il est précisé que l’école sera obligatoire à la rentrée 2021 (lien). Sujet ouvert à vigilance et réactions éventuelles.


1.12 Rencontrer les député-e-s avec l’aide de l’argumentaire (lien) et la lettre aux adhérent-e-s (lien). MCIEF

Les personnes qui veulent bien écrire un petit résumé, lorsque leur rendez-vous a eu lieu, peuvent l’envoyer à coordination AROBASE lesenfantsdabord.org .

Une équipe inter-asso s’est constituée pour travailler sur le lien avec les parlementaires, si vous voulez la rejoindre envoyez un mail à maintien-ief AROBASE framalistes.org
Célia dietrich (celia.dietrich AROBASE gmail.com) coordonne les référents régionaux et départementaux pour s’assurer que tous les parlementaires soient vus localement.

1.13 Faire connaître dans les réseaux locaux et sur les réseaux sociaux les communiqués de presse disponibles sur le réseau leda : site internet / instagram / page facebook / twitter

2.      INFOS DIVERSES

2.1 Rencontre au ministère de l’Éducation
LED’A, les autres asso et collectifs ont rencontré le ministère de l’éducation nationale le 10 novembre dans le cadre du « projet de loi confortant les principes républicains, présentation des mesures concernant le Ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports » (anciennement dénommé projet de loi “séparatisme”) qui doit être présenté au Conseil des ministres le 9/12/2020. (compte rendu).
Un prochain rendez-vous a été adressé aux associations pour le 27/11/2020.
       
2.2 États généraux de la liberté éducative (EGLE)
Vendredi 13 novembre a débuté l’évènement 100% digital qui sera diffusé en continu, les samedis de 10h à 22h et les dimanches de 10h à 20h.
Il consiste, d’une part, en trois week-ends de conférences, entretiens, débats en ligne auxquels seront conviés divers intervenant.e.s (professionnels de l’éducation, chercheurs, représentants d’associations, parents et enfants !) et, d’autre part, en un forum public ouvert où chacun.e pourra déposer un commentaire, un point de vue, un témoignage, une question.
Le second temps fort des EGLE est la remise d’un « livre blanc » issu d’une synthèse des débats que les EGLE auront suscités aux parlementaires.
Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site internet et le forum 

2.3 La boutique en ligne est ouverte !
Il est possible d’acheter les masques, les t-shirts et autocollants au même visuel et tous les autres produits militants de LED’A (lien)


N’hésitez pas à adhérer pour être tenus au courant des actions, participer à la mobilisation et donner du poids aux associations (lien)
Il y a peut-être un relais LED’A près de chez vous (lien)
 
Non à l’interdiction de l’instruction en famille !

— Coordination LED’A

Communiqué de presse commun, des associations et des représentants de l’IEF (Instruction En Famille), des écoles libres hors contrat et des défenseurs de la liberté

La liberté d’instruction n’est pas négociable. 

Ensemble, défendons nos libertés fondamentales !

Suite à l’annonce présidentielle de rendre obligatoire l’école (en lieu et place de l’instruction) pour tous les enfants de 3 à 16 ans, une réunion de présentation du projet de loi pour le renforcement des valeurs de la République (initialement « projet de loi sur “les séparatismes” ») a été organisée par le ministère de l’Éducation nationale le mardi 10 novembre et dirigée par Richard Senghor, conseiller spécial de Jean-Michel Blanquer, avec la participation de la DGESCO, de la DAJ et de la DAF.

Le projet de loi prévoit l’interdiction de l’instruction en famille (IEF) sauf « impossibilité de scolariser l’enfant en raison de sa situation ou de celle de sa famille ». Il donne en outre à l’administration, sans la garantie offerte par l’intervention d’un juge, le pouvoir de décider seule de la fermeture des écoles libres hors contrat.

Les organisations et représentants de la société civile ont exprimé leur profonde détermination et ont manifesté leur plus vive opposition aux dispositions qui leur ont été présentées.

L’objectif de ce projet de loi est illisible ; il se traduit par une violation inquiétante de la liberté d’enseignement, alors qu’elle est manifestement de rang constitutionnel.

Le gouvernement a été dans l’incapacité de fournir des statistiques ou des preuves d’un lien autre qu’anecdotique entre les phénomènes de radicalisation et l’existence de la pratique réglementée et encadrée de l’instruction en famille. Il n’a pu que renvoyer aux chiffres à venir (!) de l’étude d’impact du projet de loi. Il n’a pu expliquer en quoi l’interdiction de l’IEF pourrait apporter une réponse à l’existence de formes clandestines d’« éducation » hors de tout contrôle de l’État. 

L’État met-il seulement en œuvre les moyens légaux déjà à sa disposition pour démanteler les écoles de fait ou mettant les enfants ou la collectivité en danger ? En quoi cette loi accroîtra-t-elle l’efficacité de l’État en la matière ? Aucune réponse n’a été apportée à ces questions de bon sens. 

Sauf à se constituer en école libre hors contrat, il ne sera donc plus possible de mettre en œuvre une autre pédagogie que celle de l’Éducation nationale. Le gouvernement prive ainsi les parents de la liberté fondamentale de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants : cette dérive autoritaire va à l’encontre de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (art. 26-3) et de la Constitution de notre pays, d’autant que le ministère a indiqué qu’il ne ferait rien pour faciliter les créations de nouvelles écoles libres ou l’extension des écoles privées sous contrat existantes.

Ce projet de loi introduit par ailleurs une rupture d’égalité : toutes les familles n’ont pas les moyens financiers d’inscrire leur(s) enfant(s) dans des écoles privées hors contrat qui correspondraient plus à leur orientation pédagogique ; toutes les familles ne bénéficient pas d’un accès géographique égalitaire aux écoles. Dans l’intérêt de l’enfant, tous les Français et Françaises doivent pouvoir avoir recours ponctuellement à l’IEF : harcèlement scolaire, racket, phobie… Le choix de l’IEF n’est certainement pas une forme d’évitement ou de refus de la République et de ses institutions. Assimiler les familles pratiquant l’IEF en toute légalité à des « ennemis de la République ou de l’ordre public » constitue une atteinte calomnieuse inacceptable.

Les associations et représentants de l’IEF et des écoles hors contrat lutteront contre ce projet liberticide, avec l’aide des parlementaires attachés à la liberté d’enseignement, à la liberté personnelle et aux libertés fondamentales qui sont aussi attaquées dans ce projet de loi. Elles demandent au Conseil d’État et au Conseil constitutionnel de rappeler avec toute la solennité requise le caractère constitutionnel de la liberté de choisir le type d’instruction à donner à ses enfants et de sanctionner le caractère manifestement disproportionné des atteintes portées à cette liberté par le projet de loi.

Elles invitent les parlementaires responsables à voter contre ce projet de loi, qui fait honte à la République française.

Signataires et contacts presse (par ordre alphabétique) :

Press Release from the Associations and Representatives of Home Education (IEF- Instruction En Famille, private schools ‘hors contract’ – not operating under a contract with the state and defenders of freedom)

Posted on 11 November 2020

Educational Freedom is not negotiable.

Stand together to defend our fundamental freedoms!

Following the presidential announcement to make schooling (rather than education) compulsory for all children from the ages of 3 to 16 years, a meeting to present the bill to strengthen the values of the Republic (initially a bill on “separatism “) was organised by the Ministry of National Education on Tuesday the 10th of November 2020. The meeting was led by Richard Senghor, special advisor to Jean-Michel Blanquer, with the participation of the DGESCO, the DAJ and the DAF.

The bill anticipatesabanonhome education (IEF – Instruction en Famille) in France except in the case of “the impossibility of the child to attend school due totheir situation or that of their family”. It also gives the administration, without the guarantee offered by the intervention of a judge, the sole power to decide on the closure of private schools (hors contract – not operating under a contract with the state).

Civil organisations and representatives expressed their deep determination and declared their absolute opposition to the provisions presented.

The purpose of this bill is illegible; it results in a disturbing violation of educational freedom, which is clearly a constitutional issue.

The government has been unable to provide statistics or evidence of a link (other than anecdotal) between the phenomenon of radicalisation and the existence of the regulated and supervised practice of home education. They could only refer to forthcoming figures (!) from a future impact study for the bill. They were unable to explain how a home education (IEF – Instruction en Famille) ban might address the existence of clandestine forms of “education” beyond state control.

Is the state only using the legal means already at its disposal to dismantle schools which put children or the community in danger? How will this law increase the effectiveness of the state in this area? No answer to these common sense questions was provided.

Other than founding an independent school (not operating under a contract with the state), it will no longer be possible to educate in any direction other than that of National Education Department. The government thus deprives parents of the fundamental freedom to choose the type of education for their children: this authoritarian drift is contrary to the Universal Declaration of Human Rights (art. 26-3) and the Constitution of our country, as the ministry indicated that it would do nothing to facilitate the creation of new free schools or the extension of private schools under defined contracts.

This introductory bill also constitutes a breach of equality: not all families have the financial means to enroll their child(ren) in private schools ‘hors contract’ (not operating under a contract with the state) which would better correspond to their educational orientation; not all families benefit from equal geographic access to schools. In the interests of their child(ren), all French people must have access to the option to home educate, even occasionally as in case of: school bullying, racketeering, school phobia … The choice of home education is certainly not a form of avoidance or refusal of the Republic and its institutions. To assimilate families practicing home education legally into “enemies of the Republic or public order” constitutes an unacceptable slanderous attack.

Associations and representatives of home educators and non-contract schools will fight against this anti-freedom project, with the help of parliamentarians who are adherents of freedom of education, personal freedom and fundamental freedoms which are also attacked in this bill. They ask the Council of State and the Constitutional Council to recall with all required solemnity, the constitutional nature of the freedom to choose the type of education to be given to one’s children and to take action against the manifestly disproportionate nature of the infringements made on this freedom by the project of law.

They invite the policy making parliamentariansto vote against this bill, which is a disgrace to the French Republic.

Signatories and press contacts (in alphabetical order):

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The Law on Separatism: When the Government Lies to the Senate or to the People

Posted on 3 November 2020 by ledacom

In his speech on separatism on October the 2nd 2020, the French Head of State made a direct link between separatism and home education. Without putting forward even the beginning of a suggestion of an argument, he deduced that to fight against any form of radical drift, it was necessary to prohibit educational freedom. A surprising diagnosis to say the least when one refers to the proposals of his Minister of Education, heard on June 18th 2020 before the Senate committee on Islamist radicalisation.

https://www.facebook.com/senat.fr/videos/628118038053279/

At 58 mins, Jean-Michel Blanquer declares specifically that home education rests on “a powerful constitutional foundation which one can only acknowledge and which is, I think, positive”. An expert opinion, since J-M Blanquer has a doctorate in law. It is indeed a freedom that rests on a constitutional basis, that is, at the top of the hierarchy of norms. It is the top of a pyramid whose point is our Constitution: the peak of the famous living together of our Republic.

Paradoxically, it is also its base. How can we imagine that an ordinary law could put an end to a constitutional principle which exceeds it, without being examined by the control of the Constitutional Council.

Unless it is a law to instil fear. Or a publicity stunt.

Blanquer: “We have reached a good balance

In his speech, we feel that this great constitutional principle is as binding to Minister Blanquer as it is binding to us all, with the law coming after the principal in terms of hierarchy. Like “constitutional brakes on public policies” *, title of the thesis of a certain B. Jean-Michel (Minister of Education), who would prevent any drift by the executive … Also, he continues in his speech, admitting that his ministry “must properly apply the rules of the 2019 law. And we are at the start of this implementation”. He is talking about the law known as “For a School of Trust”, a law of mistrust which made education compulsory from the age of 3 years, while tightening the framework of home education controls. Why then, four months after these declarations, is it so urgent to legislate, yet again, when the law of 2019 is not even in fully in motion? That Blanquer, answering the question of Senator Jean-Marie Bockel, who asked him whether home education should be prohibited or further conditioned, replied: “in terms of legal principles, we have achieved a good balance”.

So, one of two things: either Blanquer lied to senators about home education and its link with Islamist radicalisation or it is Emmanuel Macron who was guilty of disseminating false news in front of the French people by stigmatising home education as a cause of separatism.

In any case, and in the face of so much contempt for the truth, the association LEDA (Les Enfants D’Abord – Children First), in a common front for the maintenance of this right based on “a powerful constitutional foundation”, has joined forces with LAIA (Libres dapprendre et dinstruire autrement – Free to Learn and Educate Otherwise), the collective l’école est la maison – School is Home, the Felicia Collective, CISE (Choisir dinstruire son enfant – Choose to Educate Your Child), UNIE (Union nationale pour linstruction et l’épanouissement – National Union for Education and Development), Libralouest, to submit a brief to the Council of State in order to stop the forced march of this anti freedom law.

Since the executive has decided to silence plurality, it is masked that we will argue our opposition to this retrograde law.

*Thesis by Jean-Michel Blanquer: “les freins constitutionnels aux politiques publiques : les politiques publiques d’éducation – the constitutional obstacles to public policies: public education policies.

 

International team : contact-international@lesenfantsdabord.org

Information et demande de soutien à l’international

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FRANCE

Le 2 octobre 2020 le Président français, Emmanuel Macron, a annoncé son intention d’interdire l’instruction en famille en France dès septembre 2021.

Situation

Les familles françaises ont pleine autorité sur leurs enfants et leur instruction. La liberté de choix du mode d’instruction est inscrite dans la constitution, la loi Jules Ferry de 1882 et la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948.

Cadre législatif actuel de l’instruction en famille

Le contrôle de l’instruction en famille est actuellement réalisé par deux entités:

– une inspection annuelle pour chaque enfant, réalisée par l’Education Nationale

ET

– un contrôle biennal par le maire de la commune de résidence

Le but de ces deux contrôles est de garantir que chaque enfant évolue dans un environnement sain et reçoive une instruction de qualité. Si l’instruction donnée est jugée insuffisante par l’Education Nationale, une seconde inspection a lieu, pour permettre à la famille de rectifier la situation. Si à l’issue de cette seconde inspection il s’avère que l’instruction reste insuffisante, il y a une obligation de rescolarisation dans une école publique ou privée.

Droits parentaux

L’instruction en famille étant un droit parental, elle n’est pas soumise à autorisation. Une simple déclaration d’instruction en famille, devant être envoyée aux autorités citées ci-dessus, est suffisante.

Emmanuel Macron souhaite interdire ce droit parental sous couvert de protéger les enfants et l’Etat des groupes séparatistes, en particulier de l’intégrisme islamiste.

Récents changements dans les lois de l’éducation.

Suite à un changement de la loi ayant eu lieu en 2019, l’instruction est obligatoire en France de 3 à 16 ans au lieu de 6 à 16 ans précédemment. 

Statistiques

Les enfants instruits en famille représentent à peine 0.4% des enfants d’âge scolaire.

Tous personnes qui ont commis des attentats en France ont été instruits à l’école publique.

La scolarité obligatoire dès l’âge de 3 ans (depuis 2019) et les mesures sanitaires actuelles relatives au COVID 19 ont conduit à une augmentation du nombre d’enfants scolarisés à domicile en 2020.

Ce que cela signifie 

La France, la patrie de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (signée à Paris en 1948) a toujours projeté l’image d’un état démocratique, dans lequel la LIBERTE serait un principe central de la nation.

La loi proposée mettrait fin à la liberté de choix du mode d’instruction en France. Supprimer une liberté a des conséquences, non seulement pour la France, mais aussi pour la communauté internationale.

L’association Les Enfants d’Abord (LED’A) s’oppose entièrement à la proposition d’interdiction de l’instruction en famille, et fait appel à votre soutien dans cette lutte.

Comment aider

Ecrivez une lettre ouverte au Consulat de France dans votre pays, exprimant votre soutien à la communauté de l’instruction en famille en France, et déclarant votre opposition à la proposition d’interdiction de la liberté de choix du mode d’instruction en France.

ou

Ecrivez un article/lettre ouverte dans votre journal local, exprimant votre soutien à la communauté de l’instruction en famille en France, et déclarant votre opposition à la proposition d’interdiction de la liberté de choix du mode d’instruction en France. Vous pouvez transmettre à votre journal local les communiqués de presse de led’a.

ou

Organisez une manifestation en soutien à la communauté de l’instruction en famille en France, et déclarant votre opposition à la proposition d’interdiction de la liberté de choix du mode d’instruction en France.

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