Pour la préservation du droit à l’instruction en famille

Fausse solution et atteinte grave aux libertés fondamentales de tou.te.s !

L’association Les Enfants D’Abord (LED’A) est opposée à la volonté du président d’interdire l’instruction en famille (IEF).
LED’A défend entre autres le respect du rythme, des centres d’intérêt et des aptitudes propres à chaque enfant. L’association soutient le choix de toute famille en matière d’instruction et souhaite que ce choix puisse être mis en œuvre, conformément à la déclaration des droits de l’homme de 1948 ainsi que la loi Ferry de 1882.
Nous dénonçons les amalgames et propos mensongers proférés par Monsieur Macron lors de son annonce du 2 octobre 2020.
Messieurs Macron et Blanquer se trompent de cibles pour lutter contre la radicalisation. A ce jour, il n’y a jamais eu de lien avéré entre IEF et radicalité ni de chiffres sur les enfants concernés par une présumée radicalisation en IEF. En revanche, les études sur école et radicalisation sont révélatrices1. Tous les terroristes sont allés à l’école de la République, sans exception.
Par ailleurs, le président ose prétendre que « l’éducation nationale n’a pas vraiment les moyens de contrôler l’évolution » des enfants instruits hors école, alors même qu’un arsenal législatif et réglementaire existe pour contrôler les familles qui pratiquent l’IEF.
Pour finir, nous relativisons les chiffres annoncés puisqu’ils sont en grande partie gonflés par le fait que les enfants de 3 à 6 ans sont maintenant pris en compte et que nous sommes dans un contexte sanitaire particulier. Nous tenons à rappeler que l’ensemble des enfants instruits en famille représentent 0,4 % des enfants en âge d’instruction en ce sens nous ne comprenons pas en quoi l’interdiction de l’IEF serait une “avancée massive” contre la radicalisation.
L’association LED’A est donc totalement et fermement opposée à ce projet du président de la république.
Non à l’interdiction de l’instruction en famille !
Contacts : media@lesenfantsdabord.org 06 70 10 01 40 ou 06 08 95 01 00 (uniquement pour les médias)

ANNEXES

Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 – Article 26

1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
 
 2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. 

 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.
 
Déclaration de philosophie de l’association Les Enfants D’Abord

L’association Les Enfants d’Abord représente des familles très diverses ayant fait le choix conscient et motivé d’assumer elles-mêmes la responsabilité de l’instruction de leurs enfants.
Elle ne préconise pas de pédagogies, de programmes ou de moyens particuliers.
Elle favorise, entre les familles, des échanges et des réflexions sur l’éducation et l’apprentissage.
Dans l’expérience de l’association, l’atout essentiel des parents est leur engagement éducatif, bien avant leurs moyens financiers et leur niveau d’instruction.
L’association encourage :
    – le respect du rythme, des centres d’intérêt et des aptitudes propres à chaque enfant ;
    – à préserver la curiosité naturelle de l’enfant, les apprentissages librement choisis ;
    – les rencontres et les échanges avec des personnes de tous âges et de tous horizons, dans leur milieu de vie ;
    – l’entraide et la coopération. 
Elle pense qu’il est important de permettre à l’enfant d’être acteur de sa vie, de s’ouvrir sur le monde et d’y trouver sa place. Cette démarche repose sur la confiance en l’enfant, ainsi que sur la conscience de la richesse des échanges entre adultes et enfants et des remises en question qu’ils peuvent amener.