Et la socialisation ?

Les enfants non scolarisés peuvent côtoyer des personnes de tout âge, de tout milieu social, de tout métier, de toute philosophie, religion, opinion politique... Cela leur permettra de véritablement s'ouvrir au monde !

Il est possible aussi de rencontrer ou de correspondre avec d’autres familles non scolarisantes, en particulier par l’intermédiaire de l'association Les Enfants D’Abord (grâce aux rencontres nationales, ou au rencontres locales relayées par vos relais régionaux ainsi qu'aux nombreuses sorties informelles lancées par les autres familles IEF qui habitent près de chez vous).

Il est également possible de participer à des activités extra-scolaires, et de rencontrer des enfants scolarisés après l’école.

D’après les études étrangères, les enfants non scolarisés ont une faculté particulière d’adaptation à la vie de groupe.

Faut-il suivre les programmes scolaires ?

Certaines familles emploient des manuels scolaires ou des cours par correspondance. D’autres utilisent des pédagogies particulières telles que Montessori, Freinet… Beaucoup de parents ont adopté une approche qui consiste à guider l’enfant dans les matières de base (français, mathématiques) et à l’aider à développer et à approfondir ses intérêts personnels. Certains se contentent de répondre à la curiosité naturelle de l’enfant. En définitive, le choix éducatif de chaque famille étant différent, une grande diversité de méthodes et d’approches sont expérimentées. Il faut savoir, cependant, que le décret du 23 mars 1999, qui définit les connaissances requises d’un enfant non scolarisé, impose des domaines de connaissances assez vastes et exige qu’un niveau comparable à un enfant scolarisé soit visé pour la fin de la période d’instruction obligatoire.

Pour y arriver, les parents peuvent choisir leur approche pédagogique, et suivre les méthodes et programmes scolaires n'est donc pas obligatoire.

Plus d'informations dans la page de découverte de l'IEF...

Est-ce légal de ne pas aller à l'école ?

Oui, la loi prévoit que les parents peuvent décider d’instruire eux-mêmes leurs enfants, à condition d’en faire une demande d'autorisation préalable à l’inspection académique. Des contrôles annuels pédagogiques sont alors effectués.

Que risque-t-on si on ne scolarise pas notre enfant malgré un refus d'autorisation d'IEF ?

Le fait, par les parents d’un enfant ou toute personne exerçant à son égard l’autorité parentale ou une autorité de fait de façon continue, de ne pas l’inscrire dans un établissement d’enseignement, sans excuse valable, en dépit d’une mise en demeure de l’autorité de l’Etat compétente en matière d’éducation, est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

Article 227-17-1 du Code pénal

Dans les faits, il est très rare que ces sanctions soient appliquées. En revanche, vous pouvez être confronté à une Information Préoccupante (IP), dit “signalement”, ou bien être convoqué par les forces de l’ordre dans le cadre du non respect d’une décision “injonction de scolariser”.

Nous vous conseillons de vous rapprocher de votre relais local, qui pourra vous donner plus de précisions sur les risques encourus.

Si mon enfant souhaite essayer l’école en cours d’année, pourrai-je conserver le bénéfice de l’autorisation d’IEF après l’essai de l’école ?

Vous pouvez demander à la direction de l’école si elle peut envisager d’accueillir votre enfant sans inscription à titre d’essai.

Par ailleurs, la demande d’autorisation d’IEF étant maintenant annuelle, il ne pourra être déscolarisé en cours d’année à l’exception des cas précisés dans l’article R131-11 du Code de l’éducation.

Vous pouvez toujours effectuer un recours. Dans ce cas, reportez-vous à la page “Recours”
LED’A déposera également des recours sur ce point.

Si vous en avez la possibilité, une solution serait d’inscrire le jeune pour un essai dans une école à l’étranger dans le cadre d’un séjour à l’étranger, tout en conservant l’autorisation en France et en satisfaisant aux contrôles de l’EN afin de conserver l’option de l’IEF.

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